ET SI J'ETAIS MÈRE PORTEUSE
- teatimebymargalith
- 2 déc.
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour

🇫🇷 Version française
Aujourd’hui, j’aimerais partager une réflexion simple de ce que cette époque met devant nous.
Quand j’entends une femme dire :« Et si j’étais mère porteuse ? » 🤰🏻
Il y a quelque chose de profondément touchant. Une bonté sincère. Un désir d’aider .
Cette capacité féminine, presque instinctive, à se donner — pour son mari, pour ses enfants, pour la vie 💝
Et pourtant… très vite, une question s’impose à moi.
Est ce que moi en tant que femme , en tant que maman, je serais capable de mettre au monde un enfant… et de le donner ?
Pas dans l’idée. Pas dans un discours.
Humainement , face à un miroir qui s'appellerait Vérité ? 🪞
Et là, quelque chose ne colle pas. Alors je me demande :
➡️ comment la Torah pense la femme, la vie et la logique du monde
Une femme n’est pas créée pour ce type de don.
Ce n’est pas un jugement. Ce n’est pas une critique. Ce n’est pas un manque de bonté.
C’est une question de nature.
Un homme, dans une logique de grand 'hessed' (bonté) pourrait peut-être conceptualiser un tel don ...
Mais une femme… qui elle représente la guevoura ( la rigueur ) Non ❗️
Pas parce qu’elle serait moins forte. Mais parce qu’elle est autrement forte.
La femme est une force en mouvement.Une force agissante. Mais une force guidée par la justesse, par la cohérence, par le sens.
La gvoura féminine n’est pas dans l’auto-effacement total. Elle n’est pas dans le sacrifice qui détruit. Elle est dans l’action qui construit, qui relie, qui inscrit la vie dans un cadre juste ❣️
La Torah n’est pas une histoire. Elle est un enseignement de conduite dans le monde.
Lorsque Yaakov épouse Rahel et Léah, une chose est claire pour elles : Yaakov sera le père du peuple juif. De lui naîtront les douze tribus.
Mais il y a un « petit » Hic...
Rahel et Léah sont stériles.
Alors, comment fait-on ?
Très simple. Chacune amène sa servante : Bilha +Zilpa .
Cela fera quatre épouses. Et avec quatre épouses, la naissance des douze enfants devient possible.
On pourrait, avec notre langage d’aujourd’hui, les appeler des “mères porteuses”. Mais ce serait une erreur !
Parce que la logique toranique est d’une précision extraordinaire.
Ces femmes ont un rôle, une mission, une place. Elles seront toutes les épouses de Yaakov. Elles font partie intégrante de la famille.
Elles ne sont ni des objets, ni des solutions techniques, ni des femmes de second plan. Elles ne sont jamais utilisées, puis mises de côté.
La Torah ne fonctionne pas ainsi.
Au lieu d’oser dire clairement que la Torah autorise la polygamie on préfère entrer dans des montages où la femme devient un moyen.
On lui fait croire que ce qu’elle fait est un acte de bonté absolue, un don magnifique, qu’elle “sauvera” un couple en prêtant son ventre.
Rabbenou Guershom a interdit la polygamie pour les Ashkénazes pendant environ 500 ans, parce que dans l’Europe chrétienne dans laquelle nous vivions, cela posait des dangers immenses.
C’était une décision historique, nécessaire, contextuelle.
D’ailleurs, dans d’autres régions du monde, notamment en Afrique, cela ne s’est pas arrêté.
Mais cette interdiction n’est pas une vérité absolue de la Torah.
Elle est une réponse à un exil.
Soyons honnête , Si ce geste était totalement gratuit — sans argent, sans compensation — combien de femmes lèveraient réellement la main ? 🙋♀️
Très peu ... Presque aucune.
À partir du moment où il y a une transaction financière 🤑,
La vérité se brouille.
La logique s’inverse.
La Torah ne peut pas être gouvernée par l’argent. Jamais.
Mes chers amis, un enfant n’est pas le résultat d’un montage, d’un contrat ou d’un arrangement.
Un enfant, c’est une association sacrée : un père, une mère, et Dieu.
Un couple, c’est un couple. Ce n’est pas deux personnes qui s’associent un instant pour créer une vie et se séparer ensuite. Ce n’est pas une femme qui porte, puis disparaît.
Ça, ce n’est pas la vérité de la Torah.
Qu’est-ce qui, dans notre monde, a rendu pensable quelque chose qui, naturellement, ne l’est pas ?
Ce n’est pas une aberration du monde. C’est une déviation. Une déviation nourrie par l’argent, par la médicalisation à outrance, par l’idée que tout peut être organisé, transféré, redistribué — même ce qui touche à la vie.
A un moment, il faut avoir le courage de dire stop. De réfléchir vraiment à ce que nous faisons, à ce que nous changeons, à ce que nous transmettons.
Revenir à la Torah, c’est revenir à une logique profonde. À des valeurs où la femme n’est ni un outil, ni une solution technique, ni une fonction temporaire. C’est comprendre que la maternité, la vie et le lien mère-enfant ne sont pas interchangeables.
Tout le reste est humain. Parfois bien intentionné.
Mais profondément éloigné de la vérité première.
Alors, la question « et si j’étais mère porteuse ? » est touchante, sincère, noble dans l’intention.
Mais selon la Torah, elle n’existe pas, elle n’a pas de place, et elle n’est pas la façon dont la vie et le rôle de la femme ont été conçus.
L’intention peut paraître belle. Mais la Torah ne s’arrête pas à l’intention. Elle regarde la structure, la finalité, la vérité.
Et parfois, aimer la Torah, c’est accepter de dire non.
Même seule. Même quand ça ne plaît pas ⭐️
🇬🇧 English Version
When I hear a woman say: "What if I became a surrogate mother?" There is something deeply touching about it.
A sincere kindness. A desire to help. This feminine capacity, almost instinctive, to give oneself—for her husband, for her children, for life.
And yet... very quickly, a question imposes itself on me.
Could I, as a woman, as a mother, be capable of bringing a child into the world... and giving it away?
Not as an idea. Not in a speech. But humanly, facing a mirror called Truth?
And there, something doesn't fit.
So I ask myself: 👉 How does the Torah view women, life, and the logic of the world ?
A woman is not created for this type of giving. This is not a judgment. It is not a criticism. It is not a lack of kindness. It is a question of nature.
A man, in a logic of 'Chessed' (Kindness), could perhaps conceptualize such a gift...
But a woman... who represents 'Gevurah' (Strength and Boundary)...
No.
Not because she is less strong. But because she is strong in a different way.
Woman is a force in motion. An acting force. But a force guided by correctness, by coherence, by meaning. Feminine Gevurah is not total self-erasure. It is not a sacrifice that destroys. It is an action that builds, that connects, that inscribes life within a just framework.
The Torah is not a storybook. It is a teaching of conduct in the world.
When Yaakov marries Rachel and Leah, one thing is clear to them: Yaakov will be the father of the Jewish people. From him, the twelve tribes will be born.
But there is a "small" issue... Rachel and Leah are barren.
So, what do we do? Very simple.
Each brings her maidservant: Bilhah and Zilpah.
That makes four wives. And with four wives, the birth of the twelve children becomes possible.
We could, with today's language, call them "surrogate mothers". But that would be a mistake! Because Torah logic is extraordinarily precise.
These women have a role, a mission, a place. They will all be Yaakov's wives. They are an integral part of the family. They are neither objects, nor technical solutions, nor second-class women. They are never used and then cast aside.
The Torah does not work that way.
Instead of daring to say clearly that the Torah authorizes polygamy, we prefer to enter into arrangements where the woman becomes a means to an end. We make her believe that what she is doing is an act of absolute kindness, a magnificent gift, that she will "save" a couple by lending her womb. Rabbeinu Gershom forbade polygamy for Ashkenazim for about 500 years, because in the Christian Europe where we lived, it posed immense dangers. It was a historical, necessary, contextual decision. Moreover, in other parts of the world, specifically in Africa, it did not stop.
But this prohibition is not an absolute truth of the Torah. It is a response to an exile.
Let’s be honest. If this gesture were totally free—without money, without compensation— how many women would really raise their hand?
Very few... Almost none.
From the moment there is a financial transaction, Truth becomes blurred. Logic is inverted. The Torah cannot be governed by money. Never.
My dear friends, a child is not the result of a setup, a contract, or an arrangement.
A child is a sacred partnership: a father, a mother, and God.
A couple is a couple. It is not two people associating for an instant to create a life and then separate.
It is not a woman who carries, then disappears.
That is not the truth of the Torah.
What, in our world, has made thinkable something that, naturally, is not?
It is not an aberration of the world. It is a deviation. A deviation fed by money, by excessive medicalization, by the idea that everything can be organized, transferred, redistributed—even that which touches life. At some point, we must have the courage to say stop. To really reflect on what we are doing, on what we are changing, on what we are transmitting.
To return to the Torah is to return to a deep logic. To values where the woman is neither a tool, nor a technical solution, nor a temporary function. It is understanding that motherhood, life, and the mother-child bond are not interchangeable. Everything else is human. Sometimes well-intentioned. But deeply far removed from the primal truth.
So, the question "what if I became a surrogate mother?" is touching, sincere, noble in intention.
But according to the Torah, it does not exist, it has no place, and it is not the way life and the role of woman were conceived. The intention may seem beautiful.
But the Torah does not stop at intention. It looks at the structure, the finality, the truth.
And sometimes, loving the Torah means accepting to say No.
Even alone. Even when it is not popular.













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