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Blog de Maman: Education et conseils pour tous

PAPI MAMIE LIMITE OU ILLUSION ?



papi , mamie
papi , mamie et si c'était une illusion

N’y a-t-il rien de plus attendrissant qu’un petit enfant, avec ses yeux doux, qui s’écrie :

" Mamie ! Papi ! Regardez ! " 🌷

Entendre pour la première fois le mot " Mamie "… N’est-ce pas l’aboutissement de toute une vie ?

Il existe des mots si simples et si doux, que nous les accueillons sans jamais les interroger.

Je sais que pour le commun des mortels, " Papi " et "Mamie " ne sont pas des termes à remettre en question 🙃 .

Ce que je vais partager maintenant pourrait vous troubler un peu.

Je ne vous demande pas d’adopter ma vision, mais simplement de vous ouvrir à un point de vue un peu différent.

Je n’aime pas suivre la normalité ou l’habitude. J’aime réfléchir, analyser, puis décider — même si c’est à contre-courant.

Ce raisonnement peut sembler tiré par les cheveux.

Et pourtant, beaucoup ont fini par avouer qu’ils pensaient pareil… mais n’osaient pas le dire, par peur du regard des autres.🌼.

" Papi ", " Mamie" ces mots évoquent immédiatement des souvenirs d’enfance, chaleur et tendresse.

Les surnoms Papi et Mamie, si familiers et affectueux soient-ils, portent en eux une délimitation silencieuse, presque imperceptible. Ils marquent un passage. Un déplacement. Un retrait subtil.

Ils disent, sans le dire :

« Tu as été parent.Maintenant, ton rôle est autre.Tu es grand-parent. »

Tout le monde semble ok avec ça mais réfléchissons un peu.


Pourquoi doit on changer de non une fois grand parent ?

pourquoi ne pas continuer à s'appeler maman et papa ?


Beaucoup de femmes ressentent que le mot « maman » leur appartient. Elles ont porté, elles ont accouché, elles ont souffert. Alors entendre quelqu’un d’autre porter ce mot peut donner l’impression qu’on leur enlève leur place.

Dans notre société, le mot « maman » ne se partage pas.

Pourtant, l’enfant, lui, sait très bien qui est sa mère. Même s’il y avait beaucoup de femmes autour de lui, quand il appelle « maman », il appelle la sienne.


Cette distinction, en apparence naturelle, nous éloigne pourtant d’une vérité profonde : celle de la capacité à créer.

Pourquoi a-t-on peur qu’une grand-mère soit appelée aussi « Maman » ?

Pourquoi cette crainte qu’un même mot désigne deux figures pourtant si proches dans le cœur d’un enfant ?

Parce que nous vivons dans un monde qui a peur de partager. Un monde qui s’est replié sur lui-même. Nous sommes mariés à nos besoins, à notre ego, à notre territoire émotionnel. Nous craignons de donner encore. Nous craignons de diluer ce que nous pensons être notre place.

C’est le reflet d’une société fragmentée, cloisonnée, où chacun protège son rôle, son titre, sa fonction.

Et pourtant… dans la Torah, cette peur n’existe pas.

Une grand-mère reste "Maman " . Un grand-père reste " Papa ".

Parce que leur rôle ne s’arrête jamais.


Dans la paracha Béaalote’ha, les petites-filles de Yitro appelaient leur grand-père " Papa ". Ce n’était ni une confusion ni un manque de respect envers leurs parents. C’était l’expression d’un lien vivant, fluide, naturel. Une transmission qui ne connaît ni l’âge ni les frontières artificielles.

Dans la Torah, il n’existe pas de notion de retrait ou de patienter ensemble dans nos vieux jours en attendant la fin.

La vie est un flux. Un cycle ininterrompu de création , de transmission, de responsabilité.

Mais notre monde moderne a décidé autrement.

Nous avons séparé les âges. Compartimenté les rôles. Imposé un arrêt.


Cette rupture — soit dit en passant — date de l’époque romaine, après la destruction du deuxième Temple . C’est là que les charmants romains ont commencé à classer les êtres humains par catégories de fonctions et d’utilité.


Les parents deviennent des grands-parents, et avec le changement de titre vient souvent une mise à distance, un effacement progressif.

Nous pensons offrir de la douceur avec " Mamie " et " Papi ", mais en réalité nous installons aussi une limite.

Et cette limite, même enveloppée de tendresse, peut tuer l’âme et raccourcir la vie

Si je suis persuadée que je ne peux plus donner la vie, alors bien sûr, être appelée " Mamie" ressemble à une seconde chance, à un nouveau statut.

Mais en réalité, ce mot m’indique que mon rôle a changé. Qu’une étape est terminée.

On me dit — depuis longtemps déjà — que je ne peux plus enfanter. Que cette réalité est figée.

Mais alors…Comment Sarah a-t-elle eu un enfant à 90 ans ?

C’est bien la preuve que rien n’est jamais définitivement clos.

La Torah nous invite à une autre manière de penser, une autre manière de vivre. On ne peut pas s’arrêter de donner sans s’arrêter de vivre.

Et c’est précisément pour cela que lorsque Sarah rit en entendant qu’elle aura un enfant, Hachem lui répond :

« Pourquoi as-tu ri ?N’as-tu pas confiance ? »

Alors pourquoi ne pas revenir à ces valeurs ? Pourquoi ne pas voir les grands-parents comme des parents qui continuent à construire, à guider, à éclairer ?


Les mots que nous choisissons ne sont jamais anodins. Ils façonnent nos relations, nos perceptions, nos vies.

Accepter sans réfléchir les mots "Mamie" et "Papi " aussi mignons soient ils c’est aussi accepter l’idée qu’il existe un temps pour donner… puis un temps pour s’arrêter. Etrangement les grands parents commencent à ralentir leur rythme, les rides commencent à apparaître , les problèmes de santé se réveillent .

Et si nous fabriquions nous mêmes la vieillesse ?


Chez l’homme, c’est peut-être encore plus visible. Un homme peut construire toute sa vie. Il n’a pas vraiment d’âge où on lui dit que tout s’arrête. Alors être appelé " papi " peut parfois sonner comme un arrêt, alors qu’il a encore envie de construire, de transmettre, d’avancer.


Nous appelons tous nos ancêtres père et mère : Yaakov Avinou — notre père. Rahel Imenou — notre mère etc ...

Nous le disons naturellement, constamment. Et pourtant, lorsque cela concerne nos proches vivants, soudain nous nous inquiétons. Nous parlons d’« usurpation ». Comme si l’amour avait un quota.

Yaakov Avinou étudie avec les enfants de son fils Yossef, qu’il considère comme ses propres enfants. Ce sont d’ailleurs les seuls petits-enfants qu’il bénira avant de mourir.

Étrange, non ?

Le peuple d’Israël n’a jamais vécu en séparant les anciens des nouveaux. Mais avec le mélange des peuples, nous avons perdu ces valeurs fondamentales — des valeurs précieuses pour les liens familiaux et pour notre équilibre mental.


Alors posez vous cette question ;

Pourquoi devrais-je accepter cette appellation sans la questionner ?

Pourquoi la Torah nous transmet-elle autant d’enseignements à travers des détails si simples, si humains ?

Peut-être parce que c’est précisément là que se cache la vie.


papi mamie
Teatime by Margalith


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