AU SECOURS MON ENFANT DIT DES MENSONGES
- teatimebymargalith
- il y a 13 heures
- 2 min de lecture

Beaucoup de parents sont persuadés que leur enfant ment.
Et quand je dis “enfant”, je parle d’un enfant de moins de 12 ou 13 ans.
Cela me chagrine profondément. Pas vous ? 🙁
Parce qu’à force d’entendre des critiques, l’enfant finit par se rapprocher de l’étiquette qu’on lui a gentiment collée sur la tête et on attire ce qu'on ne veut pas comme un aimant.
Un enfant n’habite pas le monde comme nous.
Son regard est encore vivant. Encore subtil. Encore traversé par cette sensibilité que beaucoup d’adultes ont oubliée.
Et c’est précisément pour cela que certains adultes abusent parfois de cette naïveté et de cette pureté. Parce qu’un enfant croit. Parce qu’un enfant ressent. Parce qu’un enfant ne fonctionne pas encore avec les codes froids du monde adulte.
Là où l’adulte parle de mensonge, l’enfant, lui, vit souvent dans la fantaisie. Et cela est très différent.
L’imaginaire d’un enfant est immense. Il mélange souvent le visible et l’invisible, le rêve et la réalité, l’émotion et les faits. Ce n’est pas manipuler. C’est être enfant.
les “mensonges” sont une forme de fantaisie liée à son monde intérieur et à sa manière unique de percevoir la réalité.
Un enfant possède une voix, un monde intérieur, une vérité émotionnelle qu’il faut écouter.
Et nous adultes souvent trop intelligents spécialistes des procès d'intention on reste persuadés qu'il s'agit de mensonges avec pour objectif : redresser l'enfant !
Pour mettre fin à ce que vous appelez "mensonges" je vous propose une chose toute simple :
Mettre fin à votre égo ....
Surtout si vous êtes persuadés que votre enfant ment réellement… car il faut avoir le courage de regarder plus loin que le mensonge lui-même....
Un enfant ment souvent par peur.
Et … cela demande beaucoup d’humilité. Parce qu’il ne s’agit plus de demander :
“Est-ce MOI qui lui faire peur ?”
Mais plutôt :“Est-ce que LUI ressent de la peur ?”
Vous comprenez la différence ?
Parce qu’un parent peut être convaincu d’agir pour le bien de son enfant… tout en provoquant chez lui une peur profonde. Par le ton. Par la pression. Par les réactions. Par le regard. Par certaines attentes trop lourdes.
Et quelques fois ceux ne sont même pas les parents qui lui font peur mais une chose ou personne extérieure certes.
C’est cette vérité silencieuse que beaucoup de familles n’osent pas regarder en face.
Alors l’objectif n’est pas de coincer l’enfant dans des péjoratifs . Ni de le faire avouer un mensonge dont il n'a pas conscience . Mais de construire la confiance.
Laissez de l'espace où il pourra parler sans trembler. Sans craindre l’humiliation. Sans craindre de perdre l’amour de ses parents.
Parce qu’un enfant qui se sent en sécurité n’a presque jamais besoin de mentir.
Et parfois, derrière ce que l’adulte appelle “mensonges”, se cache simplement un cœur d’enfant qui essaie de se protéger.
Il traverse simplement le monde de la fantaisie propre à l’enfance, qu’il quittera naturellement en grandissant, si l’adulte garde un regard détaché et bienveillant.













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