CES FEMMES QUI REFUSENT D'ETRE GRAND MÈRE
- teatimebymargalith
- 18 mai
- 3 min de lecture

Il y a des femmes qui refusent d’être grand-mère.
Pas parce qu’elles n’aiment pas leurs petits-enfants.
Pas parce qu’elles rejettent leur famille.
Mais parce que ce rôle ne les habite pas.
On te le reproche sans doute, on te juge, on te culpabilise peut-être. Tu ressens une sensation étrange pendant que tous s’émerveillent de ce nouveau rôle de grand-mère. Tu restes calme, détachée, comme si cette place ne te parlait pas tellement.
Et pourtant, on a besoin de ton aide. On voudrait que tu t’occupes des petits-enfants, que tu sois cette présence douce qui permet, qui apaise, avec plus de calme. Un genre de maman douceur assez disponible.
Et pourtant, ça ne te parle pas. Non, ce n’est pas que tu ne les aimes pas, c’est juste que tu ne te sens pas à ta place. Comme si le monde n’avait pas compris, comme s’il y avait quelque chose d’inexplicable dans ce décalage.
Il est plus facile de juger que d’essayer de comprendre. Il est plus facile de condamner que d’accepter.
Je ne sais pas pourquoi, pour la plupart des gens, c’est tellement plus simple.
A croire que les actes de bonté sont difficiles à exécuter .
Et puis bien sûr, à ton âge, de toute façon, tu n’as plus grand-chose à attendre, si ce n’est t’occuper des autres. Ce qui est quand même, il faut l’avouer, présenté comme un joli rôle de la vie. Une consolation absurde sur la fin de la maternité.
Ce que tu ressens n’est pas une erreur. Ce n’est pas un défaut. Ce n’est pas quelque chose à corriger. C’est quelque chose qui est là, et qui ne rentre pas dans les cadres qu’on t’impose.
Et ce décalage n’est pas une absence de rôle.
C’est peut-être une autre manière d’être au monde, une autre manière d’habiter la vie, sans se laisser enfermer dans une image figée.
Parce que ce que le monde appelle un rôle, toi tu le ressens parfois comme quelque chose de trop étroit, trop défini, trop fermé. Et quelque chose en toi refuse doucement de se réduire.
Cette résistance silencieuse n’est pas une opposition.
Ce n’est pas une lutte.
C’est une fidélité à quelque chose de plus profond en toi, même si tu ne sais pas encore le nommer.
Alors je me suis penchée sur le sujet, et j’ai compris un élément clé qu’on ne nous avait peut-être pas livré en entier...
La Torah livre un secret assez impressionnant à contre courant de notre société.
Une femme est considérée âgée lorsque deux critères sont réunis.
Le premier c’est lorsqu’elle n’a plus ses règles pendant trois mois même si la science compte un an d'aménorhée pour déclarer une ménopause.
Et le deuxième critère, c’est lorsqu’elle accepte qu’on la désigne comme telle ( grand mère , mamie ou autre ...) sans avoir honte et qu’elle accepte ce statut.
En d'autres termes qu'elle le vit bien .
Et si elle n’accepte pas ce statut ? 🤔
On ne la condamne pas, on ne la juge pas.
On lui dit : " Tu as raison " car son ressenti est un indice .
Parce qu’en elle, on reconnaît la force de dire : " J'existe . "
Si tu ressens cela, c’est parce qu’en toi brille encore la possibilité de créer, la possibilité d’œuvrer, de faire naître du nouveau. Une maternité, pourquoi pas. Ce n’est pas exclu. Oui, je sais, la science a ses limites , mais pour la Torah rien est impossible.
Et cette vie qui frémit en elle, ne peut pas se laisser enfermer dans ce rôle figé de grand-mère car c'est incompatible
Donc oui, ses enfants auront des enfants, et elle sera contente pour eux, et fière.
Mais ce rôle que la société lui demande de tenir, elle ne peut pas le réduire à ce qu'on exige d'elle et faire le deuil de la maternité n'est pas compatible avec ce genre de femme.
Parce que le monde appelle à son désir de création : pas pour veiller sur les petits-enfants, mais pour continuer à mettre au monde — des idées, des créations, des soins, des enfants ou autre chose encore. exactement comme Sarah iménou qui put donner naissance à 90 ans .
Car c’est cette énergie vivante en elle, qui continue de trembler et de circuler, qui crée ce mouvement de jeunesse intérieure .
Et cette vie, qu’on essaye parfois d’éteindre dans le regard social continue d’exister dans une lecture vivante de la Torah : une confiance dans le ressenti, dans la vérité intérieure, et dans le courant même de la vie 💜.












Commentaires