MON ENFANT EST TROP NERVEUX
- teatimebymargalith
- il y a 2 jours
- 4 min de lecture

Face à un enfant nerveux ou en proie à la colère , vous pouvez être complètement désemparée. D’abord parce que, soyons honnêtes, ce n’est pas très agréable, bien sûr… et puis, surtout, parce qu’un enfant parfait, c’est toujours mieux !
Enfin… c’est ce qu’on s’était imaginé avant de devenir parent et qu'on devienne aussi nerveux 🤫.
Mon enfant se met en colère : existe-t-il une solution ?
Si vous attendez de ma part un remède magique, vous êtes tombées à la mauvaise adresse ! Je n’ai pas encore trouvé le bouton magique qui pourrait nous faire passer d’un pic de colère au calme plat. Et pourtant, croyez-moi, si je le trouve, je vous préviens immédiatement. Je pense même que je vais le garder pour moi quelques jours avant de le commercialiser 😉
En revanche, on va plutôt chercher à donner à son enfant les clés pour qu’il puisse apprivoiser sa colère et apprendre à vivre avec.
Pourquoi mon enfant devient-il si nerveux ?
Vous le savez sans doute, le souci avec la colère, c’est qu’elle rime souvent avec ego.
Pourquoi ?
Parce que la personne sous l’emprise de la colère perd complètement la notion de Dieu. Elle entre dans une volonté de contrôle absolu de la vie, presque diabolique.
Elle devient, en quelque sorte, un mini-dieu.
Tout doit se passer comme elle l’a décidé. Elle sait ce qui devait arriver, comment cela devait arriver et, surtout, comment les autres auraient dû se comporter.
Elle ne laisse plus aucune énergie circuler, parce qu’elle pense, quelque part, qu’elle est le créateur de ce qui se passe.
Si son pot s’est cassé, elle n’accepte pas que la chose devait peut-être simplement se produire.
Si elle a raté son train, elle se met dans une colère folle.
Mais si elle savait qu’en ratant ce train, elle venait peut-être d’échapper à un terrible accident, elle ne réagirait peut-être pas du tout de la même manière 🤔.
Et c’est bien là le problème : Nous voyons un événement et nous décidons immédiatement qu’il est mauvais, qu’il n’aurait pas dû arriver et que, décidément, le monde entier aurait pu faire un petit effort pour respecter notre programme.
Alors qu’en réalité, nous ne savons pas.
Nous ne savons pas ce qui vient après. Nous ne savons pas ce que cet événement va provoquer. Nous ne savons pas ce que Dieu sait .
Et c’est précisément là que la colère rencontre l’ego : lorsque je refuse ce qui est en train de se passer parce que je considère que je sais mieux que Dieu ce qui aurait dû se passer.
Nos enfants apprennent aussi en nous regardant
Afin d’éviter à mon enfant de vivre sous l’emprise de la colère, au lieu de lui apprendre immédiatement à la gérer, je vais dans un premier temps lui servir d’exemple.
Enfin… je vais essayer 😉
Parce que généralement, je n’ai pas eu cet enfant pour rien 🙃.
Il est souvent là pour appuyer exactement là où ça fait mal et me rappeler que, moi aussi, j’ai encore quelques petits progrès à faire.
Et c’est là que ça devient légèrement embarrassant.
Parce que je peux expliquer à mon enfant qu’il faut accepter ce qu’on ne peut pas contrôler, ne pas exploser pour un petit événement…
Mais si, deux minutes avant, je me suis moi même emportée parce que quelqu’un a pris ma place de parking !! disons que ... mon enseignement manque un peu de cohérence.
Quand le négatif prend toute la place
Notre cerveau a cette fâcheuse tendance à s’accrocher au négatif comme de la colle, comme de la glue.
Si vous ne trouvez pas vos clés, vous allez devenir nerveuse, alors que toutes les autres fois, vous les avez trouvées. Mais votre cerveau, lui, va se focaliser sur cette seule fois où vous ne les trouvez pas.
Et à partir de là, les pensées négatives s’enchaînent en cascade : " Je suis en retard, je suis énervée, rien ne va, pourquoi est-ce que ça m’arrive toujours à moi ? "
Et voilà comment, à partir d’une paire de clés introuvable, on se retrouve à remettre en question toute son existence !
Et ça, nos enfants en sont les spectateurs. Ils nous regardent, ils nous observent et ils s’en imprègnent. Pour eux, ça devient une logique naturelle : un petit événement négatif arrive, et tout de suite, le cerveau s’y accroche et entraîne tout le reste avec lui.
La clé pour aider son enfant à gérer sa colère
Ce que je peux alors transmettre à mon enfant, ce n’est pas de ne jamais être en colère.
C’est de lui montrer qu’on peut être en colère sans laisser la colère prendre le pouvoir.
Qu’on peut accepter de ne pas tout comprendre.
Qu’on peut accepter de ne pas tout contrôler.
Et surtout, qu’on peut garder à l’esprit qu’il y a quelqu’un qui voit beaucoup plus loin que nous.
Parce qu’au fond, apprendre à maîtriser sa colère, c’est peut-être aussi apprendre à remettre son ego à sa juste place…
Et à laisser un peu plus de place à Dieu.






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